Les 10 africains qui ont marqué la science

Les africains ne sont pas seulement performants dans les sports et dans la musique. Le monde commence depuis quelques années à leur reconnaitre leurs mérites dans le domaine scientifique. Néanmoins, on remarque que la plupart des scientifiques dont les travaux bénéficient de cette reconnaissance sont seulement d’origine africaine. Le continent regorge pourtant de personnalités qui ont marqué la science de leurs travaux. Vous reconnaitrez surement quelques noms. Des mathématiciens aux astrophysiciens, en passant par les sociologues et informaticiens, voici les 10 africains qui ont marqué la science.

Gabriel Audu Oyibo, le dernier problème d’Einstein

Gabriel Audu Oyibo

E=mc2. Cette célèbre formule d’Albert Einstein est connue et acceptée partous les scientifiques, mais également par les profanes. Pourtant elle est remise en cause par un mathématicien nigérian. Agé de 55 ans et professeur de physique mathématique à l’université de Bridgeport dans le Connecticut, Gabriel Audu Oyibo a créé une équation qui remet en cause de nombreux fondements scientifiques, dont la formule d’Albert Einstein. Intitulée Gagut, cette formule représentée par l’équation Gi,j = 0 unifierait les quatre forces de l’Univers (interaction forte, interaction faible, électromagnétisme et gravitation universelle) et prouverait que Dieu a créé le monde. Le Pr. Oyibo a invité « tous les experts à réfuter le Gagut de manière rationnelle, professionnelle, honnêtement et avec sincérité », mais jusque-là personne n’y est arrivé. Einstein lui-même n’avait pas pu résoudre l’équation avant sa mort.

Ibn Khaldoun, le premier historien

Ibn Khaldoun

De son nom complet Abou Zeid Abd ur-Rahman Bin Mohamad Bin Khaldoun al-Hadrami, Ibn Khaldoun né le 27 mai 1332 à Tunis et mort le 17 mars 1406 au Caire, est considéré comme le tout premier historien. Il est en effet, le tout premier à avoir pratiqué l’histoire avec une approche scientifique. Il a écrit la Muqaddima plus connue sous le nom de « Prolégomènes ». Ce recueil ne fait pas que raconter l’histoire des Arabes, des Persans et des Berbères. Il est le premier ouvrage historique qui, en insistant sur l’importance des sources, de leur authenticité et de leur vérification sur la base de critères purement rationnels, aborde l’histoire en tant que science. Mieux, les procédés d’analyse des changements sociaux et politiques observés à son époque ne font pas seulement d’Ibn Khaldoun, le premier historien, au sens scientifique du terme, mais également un des pionniers de la sociologie moderne.

Cheikh Modibo Diarra, le navigateur interplanétaire

Cheikh Modibo Diarra

Cheick Modibo Diarra est un astrophysicien né en 1952, à Nioro du Sahel au Mali. Il est recruté en 1984 par la NASA où il participe à différentes missions spatiales, dont Magellan vers Vénus, Ulysses vers les pôles du Soleil et Galileo vers Jupiter. Toutefois, sa plus célèbre mission reste Mars Pathfinder, l’une des toutes premières missions qui a permis grâce à une sonde d’analyser le sol de la planète Mars. Celui qui aime être désigné par le titre de navigateur interplanétaire fait partie de l’équipe ayant créé en 1996, le site Internet de la NASA.

Cheikh Anta Diop, l’historien panafricaniste qui a prouvé que les pharaons étaient noirs

Cheikh Anta Diop

C’est lui qui a fait taire les thèses occidentales selon lesquelles, les peuples africains étaient des peuples sans passé. Cheikh Anta Diop est né le 29 décembre 1923 à Thieytou, au Sénégal. À 23 ans, il part pour Paris afin d’étudier la physique et la chimie mais se tourne finalement vers l’histoire et les sciences sociales. En 1951, il affirme dans sa thèse de doctorat que l’Égypte antique était peuplée d’Africains noirs. Il va plus loin en disant que la langue et la culture égyptiennes sont à la base de la plupart des cultures de l’Afrique de l’Ouest. Il obtient son doctorat, mais sa thèse est rejetée par la plupart des historiens occidentaux. Il va tenter de la prouver, dans un premier temps, avec des citations d’auteurs anciens comme Hérodote et Strabon montrant que les Égyptiens anciens présentaient les mêmes traits physiques que les Africains noirs. Par ailleurs, son interprétation de données anthropologiques et archéologique l’amène à conclure que la culture égyptienne est une culture nègre. Il effectue également des tests de mélanine sur des échantillons de peau de momies égyptiennes pour confirmer sa théorie. Elle sera finalement acceptée, en 1974, au Colloque international du Caire où il confronte les méthodes et résultats de ses recherches avec ceux des principaux spécialistes mondiaux qui réfutent sa thèse. Ses travaux ont également participé à prouver que l’Afrique est le berceau de l’humanité.

Hamilton Naki, le chirurgien clandestin

Hamilton Naki

Hamilton Naki est né en 1926 à Ngcingane, un petit village près du Cap. Il y étudie avant de partir à 14 ans chercher du travail au Cap. Il est d’abord employé par l’Université du Cap en tant que jardinier. Il sera choisi 10 ans plus tard par Robert Goetz de la faculté médicale de l’Université, pour travailler comme assistant-animalier au laboratoire clinique. Hamilton apprend alors des techniques d’opérations et d’anesthésie même s’il sait qu’il ne sera jamais accepté comme chirurgien dans une Afrique du Sud en plein Apartheid. Cela n’empêche pas sa technique et ses capacités d’impressionner son entourage. Enregistré en tant que jardinier, il reçoit pourtant le salaire d’un technicien senior, alors qu’il n’en a pas les diplômes. Il gagne son surnom de chirurgien clandestin, le 03 décembre 1967, lors de la première transplantation de cœur de l’histoire. Il aurait assisté le célébrissime Professeur Barnard lors de cette opération qui n’avait jamais été tentée auparavant. Bien que des doutes subsistent sur cette histoire, Hamilton Naki a reçu une décoration de l’Université du Cap et a reçu un diplôme « Honoris Causa » de la faculté de médecine. Il est décédé en 2005.

Henri Hogbe NLend, premier africain titulaire d’une chaire scientifique

Henri Hogbe NLend

Le mathématicien Camerounais Henri Hogbe Nlend est né le 23 décembre 1939. Il est également l’un des principaux fondateurs de l’école bordelaise d’analyse fonctionnelle. Directeur pendant dix ans du Centre International de Mathématiques Pures et Appliquées (CIMPA) de Nice en France, il est le premier Africain titulaire d’une chaire scientifique, ainsi que le premier Camerounais titulaire d’un doctorat de Mathématiques.

Philip Emeagwali, le Bill Gates Africain

Philip Emeagwali

Philip Emeagwali est un scientifique multidisciplinaire Nigérian. Né en 1954, il n’a pas tardé à se faire un nom dans les milieux scientifiques. Universitaire brillant, Emeagwali est devenu une véritable fierté pour l’Afrique, lorsqu’à 41 ans, l conçoit l’ordinateur le plus rapide du monde. L’architecture de cette machine intégrant près de 65 000 processeurs lui a été inspirée par le travail des abeilles au sein d’une ruche. Son ordinateur a réalisé le plus grand nombre d’opérations de l’histoire, soit 3,1 milliards de calculs en une seule seconde. Les prouesses de Philip Emeagwali lui ont permis d’obtenir le prix Gordon Bell en 1989 (la plus haute distinction dans la recherche en informatique). Celui que Bill Clinton surnomme  » Bill Gates africain » fait également le bonheur de l’industrie du pétrole avec ses inventions qui ont permis de résoudre le problème des fuites dans les réservoirs de pétrole nigérians.

Mark Shuttleworth, le 1er africain dans l’espace

Mark Shuttleworth

Né le 18 septembre 1973, Mark Shuttleworth est le premier africain à être allé dans l’espace. En 2002, il est choisi pour faire partie de la mission spatiale SOYUZ TM 34 en tant que touriste de l’espace. La mission décolle le 25 Avril 2002, faisant de lui le premier africain dans l’espace. Il se distinguera également en créant le système d’exploitation linux Ubuntu

Ernest Simo, un des pionniers de la VSAT

Ernest Simo

Né en 1956, le Dr Ernest Simo quitte son Cameroun natal en 1974 après son baccalauréat. En 1975, il est accepté à l’école polytechnique de Portsmouth en Angleterre où il décroche 3 ans plus tard, une licence en génie électrique. En 1979, il obtient une maîtrise en télécommunications par satellite à l’université d’Essex. Après l’obtention de son doctorat à l’université Birmingham en Angleterre en 1983, il s’envole pour les États-Unis. Il est ensuite recruté par la société américaine Hughes Network Systems (HNS), où il participe au développement de la technologie Very Small Aperture Terminal (VSAT). Il sera, en 1984, à Memphis au quartier général de Federal Express, la toute première personne à installer un VSAT. Il rejoindra la NASA quelques années plus tard.

Victor Agbegnenou

Victor Agbegnenou

Victor Agbégnénou, un vétérinaire de formation né en 1972 au Togo, est à l’origine de l’invention la plus ambitieuse de ce début de siècle dans le domaine de la télécommunication. Il s’agit du PWCS (Polyvalent Wireless Communication Systems), une technologie qui permet de distribuer les services de téléphonie, Internet et images, sans recourir au moindre câblage. Sa particularité est de pouvoir fournir le téléphone et internet à des couts très bas. Son inventeur a déjà refusé plusieurs offres occidentales, dans le but de faire profiter en exclusivité l’Afrique de son PWCS.

Ces scientifiques prouvent dans divers domaines scientifiques que l’Afrique est loin d’être à la traine. Leurs travaux inspirent une jeunesse brillante qui démontre chaque jour tout le potentiel scientifique du continent, qui avec des Kelvin Doe, Verone Mankou ou Aghogho Ajine, n’a pas grand-chose à envier aux occidentaux.

Source: JMTV

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s